dimanche 29 juillet 2012

La course (rated PG)

Nous nous sommes levés très tôt ce matin pour participer au marathon WiPro de San Francisco: 3h45.  Après avoir ingurgité un déjeuner protéiné, nous nous sommes rendus à l'arrêt d'autobus.  Service de nuit.  Ou est-ce service qui nuit?  Mise à part que la médaille soit petite, c'est le seul point que nous pouvons reprocher aux organisateurs de l'événement.  En proposant un marathon si tôt le matin un dimanche, les transports en commun ne sont pas tous en service...  Ce qui veut donc dire que le bus qui devait passer à 4h42 n'est jamais passé (même après que j'aie expressément vérifié avec MUNI par téléphone la veille)!  Un peu de coordination serait fort apprécié, surtout qu'il n'y a pas de stationnements en ville.  Bref, nous avons partagé un taxi avec deux marathoniens samaritains qui ont accepté que nous n'avions pas d'argent liquide sur nous...

Mais il s'agit des seuls points négatifs!  Nous nous étions procurés des chandails chauds au magasin Goodwill (le village des valeurs américain) suite aux conseils obtenus lors de l'exposition de vendredi.  Comme il fait froid au départ, on les porte pendant quelques kilomètres puis on les enlève et les jette le long du parcours.  Avec le nombre d'itinérants qu'il y a ici, ça leur fait un vêtement chaud pour les journées plus froides!

Johannes partait à 5h42.  Il était dans la 3e wave.  La première est réservée aux coureurs élites et la seconde, aux meilleurs amateurs.  Cette 3e wave court en moins de deux heures.  Particulièrement motivé, Johannes a couru le tout en 01:49:58, un record personnel!  Il dit avoir trouvé le trajet intéressant.  En revanche, il dort pendant que je vous écris et a de la difficulté à se pencher!  Aaaaahh!  Les vieux de nos jours!

Quant à moi, mon départ avait lieu à 6h12.  J'étais de la 6e wave, communément appelée la coffee wave parce que ce sont des athlètes qui ont eu le temps d'en prendre un avant le départ!  C'est faux dans mon cas!  Bien que j'ai dû arrêter à trois reprises pour aller aux toilettes (sans blague!), j'ai couru le tout en 02:29:58 selon le chrono RunRace.  Mais selon ma montre et mon iPhone, j'ai bouclé le tout en 02:20:37.  Dans les deux cas, j'ai réussi mon objectif qui était d'arriver en moins de 2h30 minutes.  Et contrairement à la course du Lac Brôme, j'ai eu beaucoup plus de plaisir!  J'ai réalisé après mon premier arrêt que courir 21 km est un objectif.  Le courir en un temps record en est un autre.  Ce n'est pas le mien.  Et même si j'aurais aimé avoir un temps avoisinant les deux heures et que voir les résultats électroniques m'a un peu démotivé, je me suis rappelé le sourire que j'ai eu sur le Golden Gate Bridge, la stupéfaction à la vue du paysage que j'ai eu lors de la descente vers Ocean Beach et la fierté au fil d'arrivée, qui valent plus qu'une médaille d'or!  Ils prouvent que quand on veut, on peut!  C'est le 15 février dernier, après deux semaines de réflexion et d'encouragement de la part d'Amélie, que j'ai décidé de participer à cette course.  Il s'agissait d'un énorme défi à l'époque.  La médaille obtenue aujourd'hui est le couronnement de 22 semaines (oui, 22 semaines!) d'entraînements (quatre par semaine), de levers matinaux, de randonnées à 4°C, d'entêtement à aller courir, ...  Ça, c'est la vraie médaille!  J'écris et je contiens difficilement l'émotion!

Comme le dit leur slogan: "Worth the Hurt!"

1 commentaire:

  1. J'ai eu une larme en te lisant! Bravo à vous deux!!! Guylaine

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